Comment NE PAS PLEURER EN PUBLIC ?

Comment éviter les pleurs incontrôlables face à un interlocuteur ?

Quand on est sensible, que l’on prend les choses à coeur, il nous arrive d’avoir envie de pleurer de façon incontrôlable. C’est très déstabilisant et humiliant, pas vrai ? Alors comment faire pour ne pas pleurer en public ? Pire, comment faire pour ne pas pleurer au travail, devant ses collègues ? Comment éviter de pleurer de rage, d’avoir ces accès de colère ?


Je peux vous dire que je vous comprends. Il m’est arrivé également de pleurer. Et pas n’importe où, et n’importe quand. Tout simplement, lors d’un entretien individuel devant mon PDG, mon DG, ma DRH et ma coach. Rien que ça !  J’ai tout bonnement fondu en larmes.

Non seulement j’étais en train de recevoir un flot de critiques dévastatrices que j’avais du mal à encaisser, mais en plus de ça il a fallu que je me mette à fondre en larmes comme une enfant. J’ai ressenti une grande désillusion face à l’ingratitude du monde du travail et surtout je me suis sentie humiliée.

Depuis, j’ai fait de nombreuses découvertes en matière de gestion des émotions. Mieux que ça, j’ai appris à me connaître, à comprendre les différences qui m’opposent avec certaines personnes, les points communs qui m’allient à d’autres. J’ai gagné en habileté et en confiance en moi. Aujourd’hui j’ai nettoyé les blessures qui me rendaient sensible dans le sens réactive.

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Bref, du coup, je veux t’aider toi qui lis cet article, car j’ai à coeur que toi qui es hypersensible, qui a un coeur gros comme ça, de bonnes intentions… Je tiens à ce que plus jamais ou en tout cas le moins souvent possible tu puisses pleurer face à un interlocuteur, quel qu’il soit ; patron, collègue, amis…
Peut-être ce qu’il se passe ; c’est que tu te sens agressée par une opinion, une remarque, tu n’es pas d’accord avec ce qu’on te dit, l’injustice peut-être, la non reconnaissance, le manque d’écoute… Tout cela te mets en colère… Et puis tu aimerais dire plein de choses mais ça ne sort pas… ça reste bloqué « là »…et d’un coup, frustrée tu tombes en larmes…

Alors je te rassure j’ai 4 conseils à te partager pour éviter que ça ne se produise ou se re-produise…

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PLEURER EN PUBLIC

Anticiper pour surfer sur la vague et éviter les effusions.


CONSEIL N° 1 : Anticiper la météo…

Je ne sais pas si tu seras d’accord avec moi, mais souvent quand on pleure face à un interlocuteur ce n’est pas seulement pour ce qu’il dit, c’est comment il le dit… Et c’est typique de quelques personnes dans notre entourage, nos collègues… On ne réagit pas en pleurant face à tout le monde… non. On sait QUI nous rend plus vulnérable – vrai ou pas vrai ?

Il y a des gens avec qui le dialogue ne passe pas, des personnes avec qui on n’est pas sur la même longueur d’onde… Peu importe ce qu’on dira, ils auront cette position dominante sur nous, ce rôle bonimenteur, ce rôle grand maître qui nous laissera sur le carreau plus fragile.
Alors anticipez… quand vous savez que vous allez avoir à faire à cette personne… anticipez. Vous savez que vous ne serez pas au mieux de vos atouts, vous le savez d’avance… Donc :

1- faites un exercice de respiration pour vous centrer… Nul besoin que cela prenne énormément de temps, seulement 3-4 minutes peuvent amplement suffire. Revenez à l’intérieur de vous, comme si le focus de votre attention était tourné vers un point central à l’intérieur de votre corps. Ceci afin de détourner votre attention de ce qui vous préoccupe à l’extérieur.

2- Faire de l’auto-suggestion positive. Pour cela, appliquer un des 4 conseils des Accords Toltèques : « Ne rien prendre pour personnel ». Il n’est pas question « de nous » en particulier. Souvent la personne en face, nous parle davantage d’elle-même en affichant indirectement ses propres peurs et ses préoccupations.

3- Se faire confiance est primordial.  Dépassez votre peur de l’échec… 

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CONSEIL N° 2 : Durant l’entretien, respirez !

Banal, dit et redit, mais très important… Écoutez votre coeur, écoutez votre respiration… Restez à l’intérieur de vous-même. Affrontez l’instant en pleine conscience. Ainsi vous garderez votre calme, et vous pourrez mieux sentir la tempête arriver… Comme je disais précédemment, il est important que votre attention soit focalisée non pas sur ce qui pourrait être dit ou vous être fait, mais votre attention doit être focalisée sur votre ressenti intérieur. Pour cela, il est préférable d’utiliser un support comme la respiration. Vous pouvez soit compter les cycles de votre respiration, soit vous assurer qu’elle reste particulièrement stable. Cela va vous demander un effort de concentration. L’esprit étant ainsi « occupé » ; il va moins gamberger.

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CONSEIL N° 3 : Ne cherchez pas la polémique

Si vous sentez que vous commencez à perdre vos moyens… vous le sentez venir en général… comme un vent qui forcit pour se transformer en orage… Auquel cas désamorcez immédiatement vos émotions… Dites vous notamment « Son opinion n’est pas la mienne, je pense différemment, des milliers de personnes pensent comme moi mais elles ne sont pas là aujourd’hui. Nul besoin que j’aille au combat, je le laisse parler. Quant à moi, il y a des personnes dans ce monde qui vont dans mon sens, je n’ai pas besoin de me défendre, chacun ses opinions.« 

En votre for intérieur, rassurez-vous. Dites-vous que vous n’avez rien à prouver rien à défendre, vous êtes au clair avec ce que vous pensez. Vous avez certainement en face de vous un grand parleur, un grand orateur… laissez couler et recentrez-vous à l’intérieur de vous.

Ce qui peut être utile c’est d’aller dans le sens de votre interlocuteur.
Dans la mesure où vous savez que votre opinion est valable, que d’autres gens pensent comme vous… Nul besoin de rentrer dans un combat d’opinion…

Je dirais même que si vous posez une question à votre interlocuteur, il va s’en donner à coeur joie pour s’exprimer car les gens adooorent parler d’eux… Faites-cela et vous verrez que c’est une façon de faire diversion très puissante. Votre interlocuteur va parler – se lancer dans un monologue et vous aurez tout le temps pour désamorcer vos émotions intérieures… Et ni vu ni connu !

Par ailleurs, vous laisserez le sentiment d’être une personne agréable car vous aurez fait preuve de curiosité… !!!

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CONSEIL N° 4 : Accueillir la critique comme un cadeau

Pleurer face à un interlocuteur revient à pleurer en réaction à une phrase, un mot, une critique. Vos larmes sont une réaction instinctive face à un message qui n’est pas accepté intérieurement. Mais lequel ? Qu’est-ce qui vous met en colère ? Qu’est-ce qui vous fait ressentir autant d’injustice ? Qu’est-ce qui vous fait supposer que vous ne valez rien ? Telle est la question. La vraie. La question essentielle. Comme dit Ghandi « Soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde. » Ce mantra très célèbre nous enseigne une notion fondamentale que l’on ne répètera jamais assez : tout commence par soi et en soi.  Pleurer est donc un cadeau en ce que votre réaction est une manifestation extérieure d’un malaise intérieur que vous allez pouvoir changer – c’est là, la bonne nouvelle ! Pleurer dans une situation humiliante est certes désagréable. Pourtant souriez ! Vous venez de détecter une corde sensible sur laquelle vous allez pouvoir intervenir. Je sais que c’est très frustrant d’entendre cela, quand on est encore en train de « subir » la situation. Et en même temps, c’est un message d’espoir et de positivité que je transmets : vous allez pouvoir changer ! Vous allez pouvoir évoluer en bien, vous allez pouvoir vous bonifier. Le sens de la vie sur cette Terre est d’évoluer : de développer un bon caractère et des vertus. Vous en avez là une excellente opportunité.


Comment identifier le point sensible en moi qui a provoqué cette réaction de larmes instinctives ? L’étape suivante est de comprendre ce qui nous met en difficulté. Souvent, il est préférable de se faire aider par un professionnel de la relation d’aide pour une entière objectivité.

Cas de figures : le manque de confiance en soi, le manque d’estime de soi, la peur de reproduire des erreurs du passé

Cas de figure récurent : il est possible de faire inconsciemment un transfert avec une personne que vous connaissez, le plus souvent un membre de votre famille. Le plus souvent il s’agit d’un parent.

Pour vous donner un exemple concret, je vais reprendre mon cas personnel, quand j’ai pleuré en réunion professionnelle en présence de toutes les personnes les plus haut placées de mon entreprise. C’est en consultant un professionnel de l’accompagnement que j’ai découvert, que je faisais un transfert entre le rôle de père et le rôle de chef. Dit autrement, je voyais mon N+1 qui n’était autre que le PDG de l’entreprise, comme mon père. À l’époque j’avais une relation inconfortable avec mon père. Il se trouve que j’étais en manque de reconnaissance et d’amour. Je me comportais avec lui comme une petite fille qui veut plaire ; j’avais envie de satisfaire l’image qu’il avait de moi pour mieux recevoir de l’amour et de l’attention. Je n’avais bien sûr aucunement conscience de tout cela. Il se trouve que je fonctionnais pareil avec mon chef. D’une part je voulais briller dans l’image qu’il avait de moi et ne pas le décevoir pour m’assurer une forme de reconnaissance.
Alors le jour où j’ai reçu des critiques assassines, je sais que mon chef réagissait avec ses peurs (l’entreprise était en perdition), mais moi j’ai ouvert les yeux sur cette quête inlassable et auto-destructrice de reconnaissance. Quand j’ai intégré intérieurement que mon chef n’était pas mon père, je me suis libérée d’une grande pression.


Avez-vous déjà perdu vos moyens ? Pour quelles raisons ? Qu’avez-vous fait ? N’hésitez pas si vous avez des questions…

À vos commentaires, prêt, partez ! Je suis prête à vous lire !!!

Quant à moi je vous dis

« Bravo à vous de faire partie de ces personnes qui ont le courage de voyager en eux, l’audace de croire que tout est possible et le désir brûlant de réaliser leurs rêves ! Pour tout cela je vous dis BRAVO et MERCI  »

Je vous dis à très bientôt,

Affectueusement,

Woman on tour

Marchand Marie-France, Hypnothérapeute, Pranathérapeute

Cabinet Hypnose « Woman on tour » à Niort

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06.71.21.91.65

ME TROUVER

8 bis Rue rouget de Gourcez

Résidence Fontane

79000 Niort

TARIFS

HYPNOSE 70€

PRANA 40 €

MEDITATION GUIDEE

Séance privée 30 €

Séance en groupe  10 €

A propos de moi :

Marie-France Marchand alias Woman on tour est devenue Experte dans l’art de mettre en œuvre le changement. Hypersensible et atypique, elle est passée d’une crise existentielle à une émancipation authentique via un processus de transformation intérieure, incluant expériences initiatiques et tour du monde. Maître praticienne en Hypnose Ericksonienne, Pranathérapeute, formée auprès de coachs Canadien&Américain, Bouddhiste et en évolution perpétuelle, elle accompagne ses clients dans un voyage intérieur où émotions et spiritualité sont ses valeurs essentielles.

2 commentaires

  1. Kim 16 septembre 2016 at 10 h 16 min - Répondre

    Merci pour l’article, je suis entièrement d’accord avec toi et je trouve intéressant tes 3 conseils. Respirer nous reconnecte à nous même. Et ne pas chercher à persuader son interlocuteur nous permet de nous sentir tellement plus calme. Je suis également sensible mais je souhaiterais partager ma réflexion par rapport au titre et au début de l’article : pourquoi vouloir éviter de pleurer en public ? Cacher ses émotions ? Avec le temps j’ai appris à apprivoiser cette sensibilité et l’accepter de plus en plus. Et quand je regarde les fois où j’ai eu envie de pleurer, et où je l’ai fait, ça a toujours abouti à quelque chose de positif. J’ai justement déjà pleuré devant la RH de ma boîte encore assez récemment, ça lui a permis de comprendre que ce que j’exprimais moins bien avec les mots (le fait que je me sentais sous pression au travail et que je souhaitais me mettre à temps partiel), elle a compris et mon temps partiel m’a été accordé ;). Le fait de pleurer a créé une atmosphère de transparence et de bienveillance entre nous. J’ai peut-être eu de la « chance » (même si je ne crois pas trop en la chance) de tomber sur quelqu’un de compréhensif mais même avec des gens plus fermés ou qui nous mettent mal à l’aise, ça aboutit sur quelque chose de constructif : si la personne réagit bizarrement face à nos émotions, alors tant mieux, peut-être qu’on sera moins en contact avec elle par la suite et dans certains cas comme en entreprise, ça ne peut être qu’arrangeant pour nous si cette personne nous met justement nous-même mal à l’aise. Pleurer est une façon de s’exprimer, d’exprimer à l’autre qu’il a atteint nos limites, ça exprime un message, parfois plus clair que les mots. C’est aussi une façon de montrer notre vulnérabilité, notre humanité et je pense que le monde a besoin que les gens expriment davantage leur vulnérabilité que leur force. Le fait de se sentir humilié est justement ce que j’ai travaillé depuis quelques années de travail sur moi. Pourquoi je me sentirais humiliée d’exprimer qui je suis au plus profond de mon cœur ? Je pense que l’humiliation est une création de la société, une croyance selon laquelle on est « faible » de pleurer. Cette croyance, on peut la démolir ;). D’ailleurs c’est une force d’oser montrer sa vulnérabilité. C’est quand on accepte d’être vulnérable qu’on se renforce.

    • woman on tour 16 septembre 2016 at 11 h 37 min - Répondre

      Bonjour Kim, merci à toi de ton attention et pour avoir partagé avec sincérité ton expérience. Tu as totalement raison ; exprimer ses émotions avec sincérité est important et peut être, dans beaucoup de situations, bénéfique. Mis(e) à nu, notre interlocuteur peut se sentir touché(e), compréhensif/ve et cela ouvre une autre communication bien plus franche et bienveillante… De mon côté les rares fois où j’ai pleuré – et notamment en milieu professionnel, je n’ai pas du tout reçu la bienveillance souhaitée !! ^^ Donc tout dépend des personnes que l’on a en face de soi. Le sentiment d’humiliation fait référence à un état intérieur – tu as raison, que nous devons, nous personnellement travailler pour faire grandir et évoluer l’image que l’on a de soi. Bravo à toi de faire partie de ces personnes qui font un beau voyage intérieur ! Je t’embrasse bien affectueusement, Marie-France alias WOMAN ON TOUR

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