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Je me sens DIFFÉRENT(E) des autres gens de mon âge, comment faire ?

Je ne suis pas comme les autres, je me sens différent, comment faire ?

Comment faire quand on se sent différent, pas normal ? Quand on se dit « Je ne suis pas comme les autres… ». Certainement qu’au quotidien dans votre vie ; que ce soit à la maison, avec vos amis, ou au travail, vous vous sentez différent sans réellement savoir pourquoi… Les conversations ne vous intéressent pas, vous sentez comme un décalage. Vous pensez que vous êtes le vilain petit canard. Peut-être qu’il vous arrive de vous isoler voire de déprimer. Même vos proches parfois vous trouvent « bizarre »… Et encore pire, vous vous demandez ce que vous faites là sur cette Terre ! Pas de panique !

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Dans cet article je vous propose de comprendre pourquoi vous vous posez ce genre de questions, et comment mieux vivre votre différence.


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Dans l’ouvrage Le Psy de poche de Susanna Mc Mahon (éditions Marabout, p.207) ; à la question « Pourquoi est-ce que je me sens si différent des autres? » l’auteure répond « Nous nous sentons différent des autres quand nous ne parvenons pas à reconnaître le bien-fondé de la souffrance d’autrui. » Je ne suis pas d’accord. Reconnaître le bien-fondé de la souffrance d’autrui est une vertu prématurée quand existe depuis longtemps déjà en soi, le sentiment de différence. Comprendre ma propre souffrance, y mettre du sens, m’estimer et avoir confiance en moi est une première étape indispensable (même vitale) avant tout autre chose. Bien sûr que reconnaître la souffrance des autres est une vertu indispensable ; mais l’argument arrive de façon prématurée.

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Un sentiment de différence -bien réel et -avant-gardiste.

Le sentiment de différence naît d’une question essentielle implicite « Qui suis-je?« , associé à un besoin d’intégration sociale. Nous avons besoin de savoir qui nous sommes et comment nous positionner dans le groupe social. Ce genre de question (Qui suis-je?) relève du domaine philosophique et plus exactement du domaine existentiel. Aussi  se sentir différent, c’est avoir une vie intérieure riche et intense. Or, ce n’est pas le cas de tous les individus. Votre sentiment de différence est donc déjà justifié : vous n’êtes pas comme tout le monde car ce n’est pas tout le monde qui porte en lui ces questions existentielles.
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André Malraux, écrivain et ministre de la Culture pour le Général De Gaulle aurait dit au siècle dernier « Le XXIème siècle sera spirituel, où ne sera pas. » Bien que l’origine de cette phrase est controversée voire récusée par André Malraux lui-même, l’injonction semble satisfaire un grand nombre de philosophes et d’intellectuels.

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Le XXIème siècle sera spirituel où ne sera pas. La spiritualité est un mot qui fait peur. Nous l’avons naïvement remplacé par le terme « développement personnel ». La spiritualité fait référence à tout ce qui relève de l’esprit. L’esprit étant différent de la matière. L’esprit n’est pas le cerveau au sens scientifique. Parler de la vie de l’esprit c’est parler de la vie de l’âme. Et qui dit parler de la vie de l’âme, revient  à parler inévitablement de la vie après la mort. Qui peut mieux parler de ce sujet que les religions ?

Bref, tout cela pour vous dire que l’être humain est bien plus qu’un corps à analyser, il est un corps doté d’un esprit qui a sa vie propre. Nous sommes des êtres spirituels. Il est de la responsabilité de chacun(e) d’ouvrir les yeux et de réaliser cela. Si vous vous sentez différent sans savoir pourquoi ; réjouissez-vous ! C’est que vous portez en vous les prémices de cette élévation de conscience.


Le duel normaux-pensants et neuro-droitiers

Si vous vous sentez différent(e) sans savoir pourquoi depuis de nombreuses années, il y a fort à parier pour que vous soyez un neurodroitier. C’est un terme utilisé pour témoigner d’un mode de fonctionnement cérébral qui puise ses origines dans l’hémisphère droit du cerveau. Raison pour laquelle on parle aussi de « cerveaux droits », par opposition -vous l’aurez compris, aux « cerveaux gauches ». Les cerveaux droits feraient partie d’une frange marginale de la population : environ 30%. L’autre frange de la population (70%) serait plutôt des « cerveaux gauches ». Christel Petitcollin dans son livre « Je pense trop » les nomme les normaux-pensants par ce qu’ils sont les plus nombreux d’une part, mais aussi mis en avant et valorisés d’autre part.

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Nous pourrions débattre du mode de fonctionnement du cerveau, des différences entre cerveaux gauches et cerveaux droits, de la légitimité à différencier les neurodroitiers. Tous ces sujets pourraient faire l’objet d’articles à eux-seuls. Ici, je souhaite simplement donner une piste d’explication qui donnerait du sens au sentiment de différence.

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Être neurodroitier c’est être intuitif, créatif, passionné. C’est être hypersensible, idéaliste, justicier. Raison pour laquelle notamment, quand on se sent différent, on se sent venir d’une autre planète. On peut être qualifié de « Bisounours » car notre vision du monde est placée sous un filtre vertueux et optimiste mis à mal par les médias aux discours apocalyptique ainsi qu’une société en pleine mutation avec ses hauts et ses bas. Être neurodroitier c’est avoir des idées et des envies à chaque seconde qui passe. C’est refaire le monde. Est-ce que ça vous parle ? Évidemment il existe autant de façon de se sentir différent(e) qu’il existe d’histoires de vie individuelles. N’hésitez pas à partager votre témoignage en bas de cet article pour nous dire en quoi, vous, vous sentez différent(e).

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Pour résumer ce qui a été évoqué précédemment : mon sentiment de différence est justifié par 2 choses. Je suis certainement câblée différemment en ce que je fonctionne comme un cerveau droit par opposition à la majorité de la société. Par ailleurs, j’ai une vie intérieure riche et intense, ce qui me met en porte-à-faux face à une société qui fait encore la promotion d’un mode de pensée intellectuel. 2 arguments clés pour comprendre mon sentiment de différence.

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La méconnaissance de soi nourrit la mésestime de soi

Le sentiment de différence ne serait pas évoqué s’il n’amenait pas de l’inconfort : tristesse, culpabilité, tristitude, humiliation, dévalorisation, perte de confiance en soi… J’aime le voir et le présenter comme un merveilleux cadeau car sa présence est un signal que je ne me suis pas encore pleinement découvert(e). Il est une alerte à incompatibilité (entre moi et l’environnement, les autres, mes actes etc). Vous vous souvenez du jeu qui consiste à trouver quelqu’un ou quelque chose à coup de « tu chauffes », « tu refroidis » ? Et bien le sentiment de différence c’est la même chose : il vous annonce que vous chauffez et que vous êtes prêt du but. Celui de vous trouver. Se comprendre c’est se connaître sur le bout des doigts : mes valeurs, mes besoins, mes goûts, mes passions.

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Ce sentiment de différence c’est un sujet qui me passionne. Certes aujourd’hui c’est mon métier et je rencontre plein de merveilleuses personnes qui vivent cette situation. Pour autant, je suis aussi passée par là. J’en parle donc non seulement avec un regard professionnel nourri de compétences, d’expériences, de références philosophiques/spirituelles/psychologiques. Mais j’en parle aussi par expérience personnelle.

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Je vais vous raconter mon histoire très brièvement.

IMG_5782Dès l’âge de 13 ans j’ai développé un esprit carriériste ; je voulais être directrice artistique dans la mode. Du coup j’ai fait 6 ans d’études en travaillant pour être major de promotion puis après dans mon travail, j’ai carburé à 60h par semaine pour obtenir très rapidement le meilleur poste à mes yeux. J’y arrivais plutôt bien dans la vie pourtant ce n’était pas le reflet de mon monde intérieur. Je me sentais différente sans savoir pourquoi, alors cette différence je considérais que c’était plutôt comme un manque, un handicap, comme si j’étais une handicapée des relations sociales, un truc du genre. Un canard qui ne peut pas s’intégrer. Je ne me sentais jamais assez bien.

Jusqu’au jour où mon chef, lors d’un entretien individuel a critiqué mon travail, m’a dévalorisé puis m’a mise au placard. J’étais dévastée. Je peux vous dire que j’ai eu des idées noires durant près d’un an – ça a été l’élément déclencheur de beaucoup de réflexions en moi. Puis un jour, j’ai choisi de m’en sortir, d’en finir avec cette vie de labeur et ces refrains dramatiques dans ma tête, j’ai choisi de vivre une autre vie. J’ai mis en place de nombreux changements. Je suis notamment partie faire un tour du monde en sac à dos seule durant 9 mois. J’ai compris petit à petit qui j’étais et j’ai trouvé ma communauté.

Aujourd’hui j’accompagne les femmes sensibles en souffrance au travail qui veulent regagner confiance en elle et remettre du sens dans leur activité et plus largement dans leur vie via le programme Love Emotion.

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Sentiment de différence : 3 conseils pour retrouver confiance en soi

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Aimer sa différence

Aimer sa différence passe par la compréhension fine de ce que je suis vraiment. À savoir : mes qualités, mes potentiels, mes besoins, mes valeurs, mes goûts, mes modes de fonctionnement… Souvent nous passons à côté de ces informations, voire nous les renions. Nous confondons estime de soi et égoïsme. Je me souviens d’une cliente qui ne voulait pas parler de ses qualités car cela frôlait la prétention à ses yeux. Le fait est qu’elle ne pouvait citer plus de 3 qualités la concernant. Parler de soi c’est se reconnaître, se regarder, s’accorder de l’attention. Nous ne pouvons pas demander aux autres de nous respecter et de nous apprécier si nous ne pouvons pas en faire de même avec soi. En fait, tout le monde est différent car nous sommes tous spéciaux, originaux à notre manière (si tant est que nous voulions nous individualiser). Ce qui serait curieux c’est de se sentir différent, sans chercher à reconnaître (voir pour ce qu’elle est) cette différence. Ce serait contradictoire. Le risque est alors moins d’être différent que de se refuser à être différent. Assumer sa différence c’est apprendre à se connaître. Connaissez-vous au moins 10 de vos qualités ?

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Je me sens différent(e)… et je ne suis pas seule

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Retraite de yoga à Donoussa, Cyclades. Crédit photo : Woman on tour

Nous avons besoin de reconnaître notre différence et de nous sentir appartenir à un groupe. C’est vital. C’est le besoin d’intégration dont on parlait au début de cet article. Nous sommes des êtres sociaux qui ne sommes pas faits pour être isolés. Certes vous venez sans doute d’une autre planète. C’est fort possible. Le fait est qu’il existe plusieurs planètes et qu’elles ne sont pas toutes habités par un seul homme, n’en déplaise à Saint Exupéry et son Petit Prince.  Il y a du monde sur votre planète ; je vous invite à trouver votre communauté d’âme. Communauté d’âme : un bien joli mot pour exprimer la ressemblance.
La meilleure façon de fonctionner est de chercher à se rassembler par centres d’intérêt. Ce sentiment de différence fait de vous quelqu’un avec une vie intérieure riche et intense. Il y a fort à parier que vous puissiez vous retrouver parmi celles et ceux qui agissent au nom d’une cause noble. Tournez vous vers les passions et les Causes qui vous animent. Vous y trouverez des personnes concernées, comme vous. C’est important de se rassembler avec celles et ceux qui nous ressemblent, par opposition à certaines personnes (nos proches parfois) qui nous stigmatisent.

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La responsabilité de s’honorer

Nous nous faisons souvent passer après les autres pour la même raison que nous ne voulons pas parler de soi : ce serait égoïste. Pourtant, pour évoluer dans la société et contribuer au monde, chaque individu doit être solide et avoir une haute conscience de sa valeur. Haute car cette valeur de soi doit être objective (dénuée d’égo) et invariable (non soumis aux facteurs extérieurs). Le regard que l’on porte sur soi ne doit pas être conditionné par les remarques que l’on reçoit, les conversations que l’on a, les rencontres que l’on fait. C’est en ayant une solide opinion de soi, que nous pouvons évoluer dans ce monde et faire face aux difficultés, aux souffrances et à l’adversité. En résumé : penser à soi est une condition vitale pour évoluer avec les autres.

Penser à soi c’est se respecter en faisant des choix qui me correspondent. En fait le problème n’est pas de se sentir différent (ni d’être différent), mais de voir cette différence comme un problème. S’honorer et faire des choix pour soi qui nous correspondent revient à honorer notre différence. À ce niveau, la différence est reconnue et valorisée. Le sentiment de différence se transforme alors en sentiment de réalisation. 


Marie-France

Marchand Marie-France, Hypnothérapeute, Pranathérapeute

Cabinet Hypnose « Woman on tour » à Niort

PRENDRE RDV

06.71.21.91.65

ME TROUVER

8 bis Rue rouget de Gourcez

Résidence Fontane

79000 Niort

TARIFS

HYPNOSE 70€

PRANA 40 €

MEDITATION GUIDEE

Séance privée 30 €

Séance en groupe  10 €

About the Author:

Marie-France Marchand alias Woman on tour est devenue Experte dans l’art de mettre en œuvre le changement. Hypersensible et atypique, elle est passée d’une crise existentielle à une émancipation authentique via un processus de transformation intérieure, incluant expériences initiatiques et tour du monde. Maître praticienne en Hypnose Ericksonienne, Pranathérapeute, formée auprès de coachs Canadien&Américain, Bouddhiste et en évolution perpétuelle, elle accompagne ses clients dans un voyage intérieur où émotions et spiritualité sont ses valeurs essentielles.

3 Comments

  1. Dicko 12 décembre 2017 at 21 h 42 min - Reply

    Je me sens différent, et grâce à toi je me rend compte que je suis sur la bonne voie, Car j’assume déjà et je lis des livre de développement personnel depuis 2 ans. Mais je trouve pas ma communauté. Je crois que c’est en parti parceque je suis introverti et timide.

  2. Djahya 23 novembre 2018 at 22 h 31 min - Reply

    Merci pour cet article. Je me suis toujours sentie différente. J’ai appris, après maintes années de souffrance, que toujours chercher à plaire aux autres ne comble aucune le vide intérieur profond que l’on peut avoir! J’ai lu un livre « Les jeunes s’interrogent : réponses pratiques ». Ce fut un tournant dans ma vie. J’ai retenu qu’il me fallait à tout prix rester cohérente avec mes objectifs et mes valeurs. J’ai eu des hauts et des bas, mais je me bâts pour conserver cette joie profonde et rester le plus en harmonie avec moi-même. Je continue d’apprendre sur moi et sur les autres.

    • woman on tour 26 novembre 2018 at 21 h 10 min - Reply

      Bonjour! Merci pour votre commentaire. Je vais m’intéresser au livre dont vous parler. Bravo pour vos lectures, vos actions et votre bien-être ! Belle continuation à vous…

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