10 jours sans manger : témoignage

1/ Pourquoi faire un jeûne ?

1/A/ Genèse de l’idée

A l’origine de ce jeûne il y a une rencontre. Celle avec Véronique Balthazar en Novembre 2017. Je suis allée interviewer Véronique et Thierry Balthazarà leur domicile, en Espagne, afin de partager leur grande expérience de tour du monde en famille. C’est au cours d’une discussion que Véronique m’a raconté son expérience du jeûne. Elle a cessé de manger de son propre chef durant 3 semaines…

Première fois que j’entendais parler d’une telle expérience. Je connaissais le principe du jeûne mais c’était la première fois que j’entendais un retour d’expérience aussi direct. J’ai été vraiment surprise de découvrir qu’il était possible physiquement, de supporter 3 semaines sans manger (ce n’est pas rien!) … J’ai écouté avec grande attention son retour d’expérience. Elle semblait très satisfaite, avoir vécu des états de grande lucidité et de grands bonheurs.

La graine était semée dans mon esprit. Le fait est (hasard ou pas ?), que quelques mois plus tard j’ai observé des changementsdans ma relation à l’alimentation.

Je perdais petit à petit l’envie de manger & l’appétit. Plus rien ne me tentait. J’ai commencé à sauter des repas, simplement pour écouter ma faim, réduire mes quantités. C’est alors que j’en suis venue, parfois, à ne manger qu’un seul repas par jour. Sans sensation de faim par ailleurs. Sans sensations de fatigue etc. Petit à petit, la perspective de réaliser, moi aussi, un jeûne s’est imposé à moi. Toutefois, je ressentais des peurs, des doutes… Et je repoussais à chaque fois l’échéance. L’envie était là. Mais sauter le pas, c’était autre chose…

Le fait de m’accrocher autant à ces prises habituelles de repas m’a interpellée. Pourquoi autant d’attachements ? En y faisant attention, j’ai compris avoir davantage peur du vide en l’absence de repas, que je n’avais peur de la faim… Curieux.

1/B/Mes intentions personnelles

Cette question je me la suis posée plusieurs fois : pourquoi faire un jeûne ?

Après avoir rencontré Véronique, j’ai parlé du jeûne davantage autour de moi. C’est ainsi que j’ai pu discuter avec d’autres jeûneurs, pratiquants réguliers. J’ai échangé notamment avec une amie pranathérapeute, MarionPrevost, qui réalise régulièrement des mono-diètes. Il lui arrive de ne manger que des pommes, ou que des raisins durant 1 mois entier par exemple. C’est alors que j’ai compris les différences de termes entre : jeûne hydrique (ne rien manger, seulement satisfaire ses besoins en eau), la mono-diète (ne consommer pendant un temps donné qu’une sorte de fruits ou de légumes. Exemple : faire une mono-diète de jus de raisin), la cure détox (ne consommer que des jus de légumes mixés, ou des bouillons). En l’occurrence les 3 concepts ont pour même but de soulager le foie, et offrir des congés à son système digestif. 😉

A ces retours d’expériences j’ai associé quelques recherches. Le site internet qui a eu toute mon attention fut le site de Eric Gandon, naturopathe, spécialiste du jeûne dont voici le lien vers son site web : jeûner pour sa santé. J’y ai découvert des témoignages bouleversants. Le jeûne a des vertus thérapeutiques incroyables.

J’ai alors clarifié mes objectifs.

Pour moi vivre le jeûne c’était :

1/ Une expérience spirituelle. Mon corps physique n’étant plus alimenté, suis-je moins ou davantage connectée à lui ? En l’absence de nourriture, mes facultés parapsychologiques sont-elles plus intenses ? etc

2/ Une expérience physique. Donner du répit à mon système digestif et voir quels bénéfices pouvaient en sortir. Que se passe-t-il concrètement quand on arrête de manger ?

3/ Une expérience thérapeutiquepersonnelle et professionnelle. J’avais envie de comprendre les mécanismes de la psyché quand il s’agit d’addiction, de plaisirs et d’automatismes ; à savoir découvrir mes attachements à la nourriture, mes peurs, mes doutes, et m’offrir la possibilité d’évoluer sur ces sujets.

2/ Principe du jeûne ?

 

2/A/La théorie 

Le jeûne est l’abstinence de toute nourriture solide : et donc l’absence de digestion pendant plusieurs jours.

De nos jours, en Occident, nous subissons les méfaits d’un mode de vie anti-hygiénique : alimentation excessive et dénaturée, stress, sédentarité, contact insuffisant avec les éléments naturels… Les organes et les tissus sont de plus en plus saturés de déchets… Du coup les émonctoires ne peuvent plus réaliser correctement leur travail d’élimination (foie, intestin, vésicule biliaire, reins, peau et poumons). Le corps est dépassé dans sa capacité de rétablir l’équilibre (homéostasie). Conséquences : Encrassement général et surcharge toxinique de l’organisme, fatigue chronique, perte de vitalité, défenses immunitaires affaiblies… A l’heure actuelle, 4 maladies sur 5 seraient le résultat d’un corps intoxiné, explique leDocteur Guelpa. Chiffres auxquels on adhère facilement si on considère les formidables guérisons post-Jeûnes telles que décrites dans les témoignages chez Eric Gandonpar exemple…

De récentes études scientifiques auraient abouti à la conclusion qu’une restriction alimentaire non excessive prolonge la durée de vie de nombreuses espèces(souris, rat, singes notamment). Ces tests sont à l’étude chez les êtres Humains.

En économisant la fonction d’assimilation (digestive), coûteuse en énergie, toutes les forces vitales de l’organisme sont détournées vers la fonction d’élimination et de régénération. A travers cette période de nettoyage organique, il lui est donné l’occasion de déposer bien des « bagages » inutiles ! Au sens propre comme au sens figuré. C’est une des raisons pour lesquelles toutes les religions utilisent le jeûne comme une porte d’accès à la spiritualité.

Je ne serai pas plus précise dans l’explication du mode de fonctionnement du jeûne à un niveau physiologique car cet article se veut être un témoignage de mon expérience plus qu’une explication scientifiquement documentée du principe du jeûne. Ce n’est par ailleurs pas mon sujet d’expertise. Je ne rentrerai pas non plus dans l’argumentaire pour ou contre le Jeûne. Il existe de nombreux détracteurs du jeûne. Ce qui n’est pas étonnant puisque tous les avis existent dans la nature.

En ce qui me concerne, avant de me faire une opinion catégorique, j’aime bien tester par moi-même. Le risque me paraît mesuré car d’une part je suis libre d’arrêter à tout moment, d’autre part, je n’ai aucun problème de santé qui pourrait subir négativement les effets du jeûne.

2/B/ Mes choix personnels

Pour ce jeûne, j’ai eu envie de me faire accompagner ; de ne pas le faire seule. En revanche pour des raisons de disponibilité calendaire et des raisons de budget, impossible pour moi de prévoir une cure en groupe. J’ai donc choisi de faire mon jeûne seule, chez moi, accompagnée à distance par le naturopathe et spécialiste, Eric Gandon.

Par ailleurs j’ai décidé de ne rien dire à personne au sujet de cette démarche : en tout cas aucune personne proche de moi (notamment la famille). En effet, je ne voulais pas subir d’interrogatoires ni avoir à me justifier d’une telle démarche somme toute encore une fois, atypique.

3/ Emotions avant de sauter le pas

 

3/A/ La préparation

La grande semaine de jeûne était programmée. J’étais en contact avec Mr Gandon qui m’a transmis tous ces conseils en matière de préparation. Selon lui, on n’entre pas en jeûne du jour au lendemain, sous peine de détoxication trop rapide et brutale, entraînant différents petits symptômes plus ou moins désagréables comme maux de tête ou nausées. Pour beaucoup de personnes, il est nécessaire de vider les intestins pour y rentrer plus facilement.

Il m’était recommandé une descente alimentaire : soit 5 jours à ne faire qu’un repas par jour, puis3 jours de mono-diète. J’ai opté pour 3 jours de soupe de carottes. Ces 8 jours devaient être suivies d’un ou deux lavements rectal sensé m’épargner un grand nombre de douleurs au début du jeûne.

Faire un seul et unique repas par jour était devenu pour moi chose courante donc ce n’est pas ce qui a été le plus difficile. En revanche les 3 jours de mono-diètes ont coïncidé avec quelques jours de vie sociale intense notamment fête des voisins et retour d’invitations. J’aurais pu m’organiser allez-vous dire. Et oui, mais pas si évident.

J’ai décidé des dates du jeûne de façon très spontanée. J’ai suquand je devais le faire, comme à mon habitude de façon intuitive. Comme ce jeûne fut gardé « secret » parmi mon entourage, je n’ai pu décommander certaines dates et événements… Il a fallu composer…

3/B/ Sauter le pas

Du coup, les 3 jours de mono-diètes n’ont pas été très bien réalisés. J’ai fait des écarts qui m’ont culpabilisée. « Si je ne réussis pas à ne manger que des carottes pendant 3 jours, comment vais-je réussir mon pari de cesser totalement de manger durant 10 jours ??? » Me disais-je. Inquiétude.

Pourtant les 10 jours qui suivirent furent un succès si j’en juge mon objectif. Me permettant par ailleurs de réaliser que les demi-mesures ne me réussissent que rarement. 😉

4/ 10 jours sans manger : retour d’expérience

 

4/A/ Les prises de conscience

Prise de conscience #1 : La faim selon Pavlov

Mange-t-on parce qu’on a faim ? Ou bien les symptômes de la faim sont-ils une réponse automatique du corps à l’approche de l’heure du repas, à la manière du chien de Pavlov ?

J’étais dans ma voiture sur le trajet du retour en direction de la maison, il était approximativement 18h50. Je me suis observée penser au repas qui devait –en principe, m’attendre à la maison. C’est alors que se sont déclenchés : sensation de fatigue, envie de consommer du chaud, envie de me poser, envie de manger. En vérité, avant cette pensée fugace à la perspective de dîner, aucune de ces sensations n’existaient. D’où ma question sur l’origine de la faim. En fin de compte, l’heure du repas avec ses rituels et ses plaisirs occasionnent-elle des réponses automatiques ? Où ai-je vraiment faim ? Dans mon expérience la réponse va plutôt en faveur de la théorie de Pavlov : réponse automatique.

Prise de conscience #2 : Qu’est-ce que la faim ?

Aucune sensation de faim durant 10 jours. Ce qui m’a beaucoup surprise. En fin de compte : Qu’est-ce que la faim ?Devrait-on séparer le concept de « baisse d’énergie »avec celui de « la faim » à proprement parler ? La faim est-elle un concept inventé par le cerveau humain ou une réalité physique ?  Le corps a-t-il besoin d’autantd’alimentation pour fonctionner, s’il est capable à contrario de ne montrer aucun signe de manque durant un jeûne de 10 jours ?

A noter toutefois que je n’ai pas considéré comme étant de la « faim » certaines sensations au niveau de l’estomac comme des sensations de vide et d’aigreurs notamment.

(Aparté à vocation de remise en situation de la question: Je ne remets pas en question le principe même de faim qui est –évidemment une réalité physique. Je ne nie pas l’existence de problématiques liées à la faim le monde ni non plus les problèmes de malnutrition. Nous sommes bien d’accord que les questionnements dans cet article portent sur nos habitudes d’Occidentaux nourris en abondance, avec un accès illimité et parfois déraisonné à la nourriture.)

Prise de conscience #3 : FAIM versus ENVIE / PLAISIR

La faim étant absente j’ai pour autant remarqué une impression très flagrante d’envie de manger. Je me suis surprise à rêver à la nourriture comme un enfant rêve de recevoir un cadeau sur sa liste à Noël. Pendant cette période d’abstinence à la nourriture, toutes les saveurs m’attiraient avec nostalgie. J’avais enviede manger, et gustativement (seulement gustativement) redécouvrir tous ces plaisirs. C’est sans surprise, vous allez dire, que je découvrai à quel point manger pouvait être un loisir divertissant et jouissifau même titre qu’un saut en parachute, un beau voyage ou un apéro en bonne compagnie. Et oui, en faite, je mange plus par plaisir que par faim.

Une prise de conscience en amenant une autre, je me suis dis qu’il était nécessaire d’assumer ce « plaisir » de manger tout en me demandant « Un plaisir doit-il se faire au détriment de son équilibre et de sa santé ? »

Prise de conscience #4 : Liberté, espace, disponibilité

En l’absence de repas, on a tellement plus de temps à soi !!! Fini le temps à préparer ses menus, faire les courses, fini le temps de préparation et de cuisine, fini le temps des repas… Que fait-on à la place ?? Notre pire ennemi ne serait-il pas la peur de l’ennui / du vide ? Car en vérité, c’est ce à quoi j’ai fait face : de longues heures rien que pour moi. Comment les remplir ? Avec quoi ? C’était enivrant, impressionnant, troublant.

Prise de conscience #5 : Vivacité intellectuelle

J’ai été surprise de cette vivacité intellectuelle. Dans ma tête, j’étais « bien ».Sereine, légère comme décongestionnée (de qui ? de quoi… ? Je ne sais pas). Comment expliquer que l’absence de nourriture physique puisse à ce point réveiller une sorte de nourriture spirituelle, intellectuelle ? J’étais bien, vive, présente à ce que je vivais. Sereine…

4/B/ Les difficultés

 

Défi n°1 : Isolement social

Invitations à l’apéro, invitation à dîner, invitations à se balader qui inclues souvent une pause au café ou une consommation en terrasse surtout en période estivale… Il est très difficile de dire « Non merci, pas pour moi, je fais un jeûne »car ce n’est pas entendu ni compris. Cette simple réplique « Non merci, je fais un jeûne »se transforme en débat, argumentaire, négociation, remarque cynique. Actuellement, même si la plupart de mes ami.e.s sont des pratiquant.e.s du jeûne ou tout au moins des personnes intéressées par le concept, il reste énormément de personnes dans mon entourage qui elles, ne comprennent pas. Alors dans le but d’aller au mieux de ses convictions, on s’isole, on décline les invitations temporairement… réalisant que ne pas consommer c’est s’isoler.

Défi n°2 : Perte du lien social

Au delà de l’invitation qu’il est agréable de partager une bonne table en famille ou entre amis ! Le repas est en soi une tradition et un code tacite de réunion, de cohésion et de partage. J’ai remarqué que je mangeais plus quand j’étais à table en bonne compagnie. Vous aussi certainement ? Manger c’est célébrer. Manger accompagné c’est partager quelque chose en commun, c’est créateur de liens. Se priver de se plaisir c’est perdre un lien social énorme.

D’ailleurs jusqu’à quel point cette tradition, ce loisir/plaisir, est-il un facteur de lien social et supplante la seule question : ai-je vraiment besoin de manger autant ?

 

Défi n°3 : Ennui

Au même titre que l’absence de repas est une opportunité de libérer du temps, cela représente aussi un défi. Suis-je capable de m’occuper durant tout ce temps ? En fin de compte que fait-on de notre temps ? Est-ce qu’on le remplit aveuglément, mathématiquement ? Ou bien fait-on réellement ce qui nous tient à cœur, ce qui nous fait du bien ? Sait-on par ailleurs, s’ennuyer ?

J’entends souvent parler d’accélération de nos rythmes de vie et du calendrier en général. « Je n’ai pas vu passer l’année ! » répète-t-on. Je peux vous assurer que ma semaine de jeûne, je l’ai vu passer ! C’est comme si j’avais une conscience accrue de chaque minute qui passait et de l’immense opportunité que chacune d’elle représentait.

 

4/C/ La réalité physique

Les +

  • Vivacité intellectuelle
  • Semaine à prendre soin de moi : massages, hammam, lectures, méditation, auto-hypnose, cartes oracles, développement personnel
  • Plus de pellicules !!

Quand j’ai fait ce jeûne j’étais en bonne santé : pas de diabète ni de cholestérol, pas d’hypertension ni de douleurs… Rien à signaler de grave. Je savais donc que la guérison n’était pas mon critère d’observation numéro 1. Pour autant, j’ai observé un bienfait au jeûne aussi inexplicable que bienvenue : toutes mes pellicules ont disparu !!J’avais ces dernières années beaucoup de pellicules qu’aucun shampoing ne venait à bout, ni les huiles essentielles, ni les traitements proposés par les dermatologues. Ce fut ces 10 jours sans manger qui eurent raison de ce petit problème personnel tout à fait bénin. Résolution qui donne à réfléchir d’autant plus qu’elle semble acquise quelques mois encore après le jeûne. Si j’arrête de manger, comment se fait-il qu’un problème s’auto-régule ? Avec quoi et comment vue que l’alimentation est sensée être la base de la « vie » de notre corps ? Pas d’alimentation > pas de vie > pas de fonctionnement… Pourquoi donc ces régulations bénéfiques ?

  • Du temps pour moi, lecture, repos

Les –

  • Forts essoufflements inhabituels à monter 2 étages sans ascenseur
  • Légers vertiges occasionnels
  • Sensation de fatigue physique avec difficultés à tenir la position debout
  • Jambes en « coton »
  • 5 kgs perdus en 10 jours
  • Déconseillé de faire du sport, de s’activer physiquement (repos nécessaire)

Bouger, sortir, marcher c’est ce qui m’a le plus manqué. Je me sentais quand même trop faible pour me lancer dans une marche, qui, soit dit en passant m’était déconseillée. Du coup j’ai trouvé dommage d’avoir du temps, sans pouvoir l’utiliser totalement comme je voulais.

(Voir néanmoins rubrique « Aller plus loin » car de toute évidence ces symptômes d’affaiblissements doivent disparaître à un moment donné »

5/ Et la reprise ?

 

5/A/ Manger en pleine conscience

Mon premier repas fut littéralement orgasmique ! Quel bonheur de retrouver le plaisir des saveurs !

Alors que j’aurais dû réintégrer petit à petit la nourriture solide, il s’est trouvé que j’ai commencé dès la 1èreprise de repas par un menu solide. Pour compenser et soulager mon système digestif nouvellement sollicité, j’ai mastiqué abondamment.

L’homme d’affaires Américain Horace Fletcherest devenu célèbre pour avoir perdu + de 30 kg simplement en mastiquant 50 fois chacun de ses aliments. J’en ai fait de même. J’ai alors observé qu’en mastiquant par exemple au moins 10 fois chacune de ses bouchées :

  • Je mange en moins grande quantité,
  • Je passe plus de temps à table ce qui réduit le risque de grignotage
  • Je prend davantage de plaisir à manger
  • La matière en bouche est à un stade si avancé de décomposition que l’on soulage l’estomac facilitant ainsi la digestion

Bref, la théorie sur les bénéfices d’une mastication consciente semble avoir de vraies vertus.

Quoi qu’il en soit, j’ai découvert ce qu’était vraiment manger en pleine conscience…

5/B/ Plusieurs mois après le jeûne

Il était important pour moi de ne pas écrire mon article au sortir du jeûne au risque de ne pas avoir assez de recul sur les bénéfices.
Après plusieurs mois, j’ai observé :

  • Reprise des 5 kgs
  • Reprise de 3 repas par jour avec plaisir !
  • Les pellicules ont vraiment totalement disparues
  • Rien à signaler question santé et déséquilibres potentiels ^^
  • Mise en place de jeûne intermittents occasionnels

5/C/ Enseignements

Je me souviens de mon tour du monde durant lequel je gardais toujours de la nourriture dans mon sac à dos. J’avais en effet la crainte d’avoir faim au mauvais moment, ne pouvoir subvenir à mes besoins, avec pour risques une baisse de vigilance quant à ma sécurité.

J’avais compris que la plupart des problèmes de routards survenaient en cas de baisse de vigilance, elle même impactée par la fatigue et la faim.

Après ce jeûne j’ai pris confiance en mes capacités physiques. Je ne compte absolument pas jouer avec mes limites, toutefois il est rassurant de savoir que son corps a largement de quoi voir venir avant de frôler la syncope.

Ce jeûne m’a donc enseigné :

  • Mon corps n’a absolument pas besoin de tantmanger.
  • Mon corpspeut vivreavec moins voireavec peu.
  • C’est moi qui assouvi un plaisirde manger en quantité (mon corps ne réclame pas).
  • Le jeûne peut être une solution curative à certains de nos maux.
  • Si l’absence d’alimentation peut être une solution curative alors cela donne énormément d’importance à mes choix d’alimentation.
  • En cas de repas tardif, il n’y a pas d’urgence. Mon corps saitattendre.
  • En cas d’abstinence pour un repas ou deux, ce n’est pas un drame. Mon corps s’adapte.

6/ Aller plus loin…

6/A/ Vivre de lumière : une réalité pour l’Humanité de demain ?

Cette expérience du jeûne m’a beaucoup interpellée (voir la liste des prises de conscience ci-dessus)et m’a donné une belle occasion de me questionner sur nos modes Occidentaux d’alimentation, notre relation à la nourriture mais aussi à notre corps.

J’ai visionné un grand nombre de reportage sur le jeûne.

C’est alors que j’ai découvert par extension le pranisme. Il s’agit là d’une cessation de manger pendant plusieurs années, associée à une réduction au strict minimum de la consommation d’eau, avec l’intention active& spirituellede nourrir son corps grâce au « prana ». Le prana signifie l’énergie vitaleaccessible entre autre via la lumière, les plantes, la nature etc.

J’ai visionné notamment le documentaire Lumièrede Peter Arthur Straubinger(2010)au sujet de cette alimentation du corps par l’énergie. Des scientifiques se sont livrés à des expériences sur des pratiquants du pranisme. Des exemples dans le monde entier existent ; des personnes ayant arrêté de manger depuis des années et se portant en merveilleuse santé. Ce constat n’est pas expliqué scientifiquement, mais pourtant réellement observé.

J’ai été absolument bluffée de découvrir l’histoire de cet Indien qui ne se nourrit plus du tout depuis plus de 50 ans ! Il accepté de se prêter à des tests scientifiques et a donc été interné dans des conditions quasiment carcérales. Les scientifiques ont observé que même sans prise alimentaire, son corps, non seulement produisait des urines, mais en plus de cela, les faisait lui-même disparaître. L’urine restait donc temporairement dans la poche à urine pour ensuite disparaître, le tout, sans digestion.

Ces sujets sont un changement de paradigme incroyable qu’il est difficile d’appréhender sans peurs, ni doutes. Peu importe jusqu’à quel point nous sommes prêts ou pas, à accueillir ces informations et ces possibilités.

Ce que je retiens c’est la nécessité d’évoluer spirituellement en tant qu’être humain. Cela nous apporte ouverture d’esprit et flexibilité. J’aime ces changements de paradigme en tant qu’alternative possible le cas échéant ou prophétie pour l’Humanité. Quoi qu’il arrive, toujours garder son libre-arbitre me paraît important, ne pas juger sans expérience (savoir n’est pas dire, ni faire) et s’ouvrir à l’évolution personnelle et collective.

Merci de m’avoir lue jusque là. Je serais heureuse de lire vos remarques et questionnements. Avez-vous déjà vécu un jeûne ? L’avez-vous vécu de la même façon ?

Voyageusement,

Marie-France

About the Author:

Marie-France Marchand alias Woman on tour est devenue Experte dans l’art de mettre en œuvre le changement. Hypersensible et atypique, elle est passée d’une crise existentielle à une émancipation authentique via un processus de transformation intérieure, incluant expériences initiatiques et tour du monde. Maître praticienne en Hypnose Ericksonienne, Pranathérapeute, formée auprès de coachs Canadien&Américain, Bouddhiste et en évolution perpétuelle, elle accompagne ses clients dans un voyage intérieur où émotions et spiritualité sont ses valeurs essentielles.

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